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La jurisprudence du Tribunal fédéral (TF) et du Tribunal administratif fédéral (TAF) confirme que l'examen des variantes n'est pas une option, mais une obligation légale dès lors qu'une alternative crédible est proposée. Voici les fondements juridiques et les arrêts clés qui soutiennent cette exigence de comparaison :
1. L'obligation d'examen des variantes
Le Tribunal fédéral a établi que le principe de proportionnalité (Art. 5 al. 2 Cst.) impose à l'autorité d'approbation (l'OFT) de choisir la mesure qui atteint l'objectif visé avec le moins d'atteintes possible aux intérêts publics et privés. (Bundesverwaltungsgericht (BVGer))
2. Arrêts et références stratégiques
3. Les points de rupture pour le projet Cornavin
Face à ces exigences légales, les opposants pourront faire valoir trois manquements lors de la PAP :
- Violation de l'Art. 18b LCdF : L'OFT n'a pas pris en compte une variante (la Boucle) qui réduit drastiquement les nuisances sonores et urbaines au centre-ville.
- Défaut de motivation : Se contenter de dire que "le projet est déjà planifié" ne constitue pas une pesée des intérêts juridiquement valable face à une alternative coûtant 4 milliards de moins.
- Inégalité de traitement : Le fait d'avoir refusé le crédit d'étude de 1,8 million en 2020 empêche aujourd'hui une comparaison équitable, ce qui peut être qualifié de déni de justice.
(Entscheidsuche +1)
En résumé, la loi sur les chemins de fer protège le citoyen contre les projets "rouleau compresseur". Dès l'ouverture de l'enquête publique, le dépôt d'un dossier technique sur la Boucle obligera légalement les autorités à justifier leur choix devant les juges, sous peine d'annulation complète du projet de Cornavin.
(Fedlex)