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Note préalable :
L'extension de la capacité du noeud ferroviaire de Genève se réaliserait en principe en deux phases. La première phase serait en principe achevée en 2038. La principale amélioration que procurerait cette première phase serait d'augmenter de 6 à 9 trains par heure la capacité de la desserte de l'Aéroport en 2038. C'est très modeste, c'est très insuffisant. Dépenser 2 milliards pour un résultat aussi maigre n'a de sens que lorsque la seconde phase sera réalisée. Pour cela il faudra encore dépenser 2 à 3 milliards.
Dans le même temps de 12 ans, de 2026 à 2038, la Boucle de l'Aéroport pourrait quadrupler la capacité du noeud ferroviaire de Genève. La capacité de la Boucle passerait de 6 actuellement à 24trains par heure.
Pour que la solution des adversaires de la Boucle arrive à procurer la même offre que celle de la Boucle, il faut attendre la seconde phase, la réalisation du tronçon Genève - Nations - Aéroport de la diamétrale. Ce tronçon augmenterait de 2 à 3 milliards la dépense, que ce soit selon le Plam directeur cantonal 2025 ou selon la récente proposition du Conseil d'Etat Jura-Léman-Salève JLS.
En conclusion:
- En 2038, l'extension de capacité de la gare de Cornavin coûterait 2 milliards, la Boucle en coûterait 1.
- 10 à 40 ans (?) plus tard, l'extension de capacité de la gare de Cornavin coûterait 4 à 5 milliards (3 à 4 de plus), la Boucle en coûterait 1 (pas 1 seul de plus).
Argumentaire (en collaboration avec IA) :
En droit administratif suisse, la pesée globale des intérêts n'est pas une simple formalité : c'est l'examen de validité d'un projet face à la Constitution fédérale (Art. 5 al. 2).
Voici les quatre piliers que les tribunaux (Tribunal administratif fédéral et Tribunal fédéral) scrutent lors d'une PAP (Procédure d'approbation des plans) pour vérifier si l'intérêt public est respecté :
- Le critère de l'Aptitude et de la Nécessité (Proportionnalité)
Le tribunal vérifie si la solution choisie (dans mon cas l'extension de Cornavin et ses voies d’accès) est la seule capable d'atteindre l'objectif de capacité.
- L'angle d'attaque pour la Boucle : Si la solution à 1 milliard (la Boucle) offre une capacité identique ou supérieure à celle de 1 milliard (la gare Cornavin + ses voies d’accès mais sans la diamétrale Cornavin-Nations-Aéroport), le projet officiel perd son caractère de "nécessité absolue". Le juge peut alors exiger l'étude comparative pour vérifier si l'on ne "tire pas au canon sur des mouches".
- Le critère de l'Économie des deniers publics
Bien que la liberté politique soit large, l'utilisation des fonds doit être rationnelle selon la Loi sur les finances (LFC).
- L'argument juridique : Un écart de 1 milliard de CHF entre deux variantes (entre le coût de la la Boucle et celui des adversaires de la Boucle) constitue une "disproportion manifeste". Les opposants au projet de l’autorité peuvent invoquer l'Art. 3 de la LAT qui impose une coordination rationnelle des infrastructures.
- La pesée des intérêts Publics vs Privés (Nuisances)
La PAP Procédure d'appréciation des plans de Cornavin implique des chantiers massifs au centre-ville (bruit, vibrations, expropriations, trafic routier perturbé pendant 10 ans).
- Le levier juridique : Selon l'Art. 18b de la LCdF Loi sur les chemins de fer, l'autorité doit minimiser les atteintes aux tiers. Si la Boucle (située essentiellement en zone moins dense à Genthod-Bellevue) génère nettement moins (de moitiè) de nuisances privées pour un résultat ferroviaire équivalent, elle devient l'option juridiquement préférable.
- Les intérêts de l'Environnement et du Territoire
- Bilan carbone : Des chantiers d'ouvrages ferroviaires semblables l'un à l'autre dégagent des quantités de CO2 proportionnelles à leurs coûts. L'écart du dégagement de CO2 est d'environ 270'000 tonnes. Il serait de 1'350'000 tonnes en seconde phase.
- Aménagement : La Boucle permet une gestion du territoire plus fluide à l'échelle du Grand Genève. Les tribunaux s'appuient ici sur l'Art. 18 de la LCdF pour vérifier que l'impact environnemental est réduit au minimum possible.
Résumé pour une future opposition
Pour forcer l'étude, le mémoire d'opposition devra marteler que :
- L'autorité a omis d'instruire une variante sérieuse (la Boucle), violant le droit d'être entendu des citoyens.
- La pesée des intérêts est incomplète, car elle ne compare pas les coûts globaux (1 milliard vs 4-5 mds).
- Le principe de proportionnalité est violé, car une solution nettement moins onéreuse et moins invasive n'a pas été examinée de manière neutre : nul ne doit trancher une cause dont il est lui-même l'une des parties prenantes.
Pour comparer la solution de la boucle à celle des administrations et des CFF, la seule étude publiée : le Mémoire technique du 18 janvier 2021, mis à jour le 3 décembre 2025 :
2025.12.03 Mémoire techniqueAmendé 6 mars 2021mis à jour-avec compression.pdf
