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  • Nul ne peut être à la fois juge et partie

    La faute du groupe OFT, Canton et CFF, c'est d'avoir décidé sans avoir consulté ni délibéré. Il en resulte un
    chaos.


    Depuis 10 ans, des autorités et des institutions publiques à Berne et à Genève refusent obstinément de
    recourir à une expertise neutre pour confronter deux solutions qui s’opposent :
    • la solution des partisans de la Boucle de l’Aéroport d’une part,
    • la solution des adversaires de la Boucle de l’Aéroport, OFT, Canton et CFF d’autre part.

    Les enjeux de ces deux solutions sont de l’ordre de milliards de francs :

    • le coût avancé par les partisans de la Boucle de l’Aéroport est d’environ un milliard,
    • le coût avancé par les adversaires de la Boucle de l’Aéroport OFT, Canton et CFF est de l’ordre de 4 à 5 milliards.

    Les chantiers des deux solutions sont proportionnels à leurs coûts :

    • les chantiers de la Boucle de l’Aéroport seront fractionnés en plusieurs chantiers modérés, réalisables simultanément. La plupart de ces chantiers se feront sur des terrains appartenant soit à des domaines publics soit aux CFF. Ils peuvent être achevés en une dizaine d’années. Ils dégageront 270'000 tonnes de CO2.
    • les chantiers prévus par les adversaires de la Boucle de l’Aéroport OFT, Canton et CFF dureraient 20 ans de plus au moins que 2938. Il s’agit d’abord d’étendre la capacité de la gare de Cornavin et ses tunnels d’accès, d’ensuite réaliser le nouveau tronçon Cornavin – Nations - Aéroport, indispensable à la desserte régionale de l’Aéroport. Ils dégageraient 1’350'000 tonnes de CO2.

    De cette énorme différence, les adversaires de la Boucle de l’Aéroport OFT, Canton et CFF ne veulent rien entendre, ne veulent rien savoir. Pourquoi ? Parce qu’ils se savent fautifs : fautifs d’avoir omis en 2008–2009 que les CFF avaient en 1980 prévu la desserte ferroviaire de l’Aéroport grâce à la Boucle de l’Aéroport.

    Si les adversaires de la Boucle de l’Aéroport n’avaient pas commis cette faute, les Genevois n’auraient pas eu à exiger d’enfouir à 15 mètres de profondeur l’extension de la gare de Cornavin. Ils n’auraient rien eu à faire à Cornavin.

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    1988 Nieth Bocle aéroport.jpg

    Les CFF de 1980 n’ont réalisé qu’une première étape, jusqu’à l’Aéroport, attendant que le trafic soit suffisant pour justifier la seconde étape. Les terrains nécessaires ont été réservés. Mais OFT, Canton et CFF ne veulent rien en savoir.

    En 2009, ce seuil était atteint, la réalisation du CEVA ayant été définitivement décidée. La Boucle de l’Aéroport devait être réalisée. Mais les adversaires de la Boucle de l’Aéroport OFT, Canton et CFF l’ont oubliée.

     Le 14 avril 2015,  j’ai publié La boucle de l’Aéroport : la solution raisonnable à l’engorgement des gares de Cornavin et de l’Aéroport – Etude. Les adversaires de la Boucle de l’Aéroport, OFT, Canton et CFF, ont dès lors systématiquement rejeté la solution de la Boucle de l’Aéroport et refusé de mandater une expertise.

    OFT, Canton et CFF sont à la fois maîtres et fautifs. Or : « Nul ne peut être à la fois juge et partie ». Ici, il s’agit de 4 milliards de francs, d’un million de tonnes de CO2, de plusieurs dizaines d’années de chantiers en plein centre urbain.

    OFT, Canton et CFF cachent au public le problème. Les PAP-Procédures d’Approbation des Plans comprennent une enquête publique. Les Genevois pourront enfin prendre connaissance de ce qui les attend. Ils pourront déposer des oppositions, ça ne coûte pas cher. Ils en déposeront plus que probablement, s’agissant d’ouvrages de plusieurs milliards, densément urbanisés. Si OFT, Canton et CFF ne renoncent pas à maintenir leur faute, ce seront les tribunaux qui trancheront. Ceux-ci s’étonneront que les deux solutions n’aient pas été étudiées ni comparées.

    Le droit administratif impose que toute mesure étatique soit proportionnée. Si les opposants démontrent qu'une variante (la Boucle de l’Aéroport) permet d'atteindre les objectifs de capacité (22 trains/h au lieu de 9) pour un coût divisé par quatre ou cinq, le Tribunal administratif fédéral ou le Tribunal fédéral pourrait juger que le projet des adversaires de la Boucle de l’Aéroport OFT, Canton et CFF viole le principe d'utilisation rationnelle des deniers publics.