Deux partis s’opposent :
1, les adversaires de la boucle de Genève-Aéroport et
2. les tenants de cette boucle
1. Le concept des adversaires de la boucle de Genève-Aéroport

Les adversaires de la boucle veulent fractionner leur concept en deux phases : ils craignent la crainte qu’inspireront aux Genevois lors des enquête publique les coûts pharamineux (2 milliards en 1ère phase, 4 à 5 milliards en les deux phases) et les chantiers pharaoniques (une première décennie en plein centre urbain). Ils craignent que les Genevois s’opposeront à leur projet, ils craignent que les tribunaux fédéraux leur donneront tort.
Les adversaires de la boucle étudient actuellement une extension souterraine de la gare de Cornavin (Cornavin 2 de la carte). Ils savent parfaitement que cette extension ne procurerait qu’une très médiocre augmentation de la capacité du nœud ferroviaire de Genève : dépenser 2 milliards pour un si médiocre résultat serait désolant.
La seconde phase coûterait 2 à 3 milliards. Parce que la première phase (Cornavin 2) aurait laissé en impasse la gare de Genève-Aéroport, cette seconde phase ne pourrait accueillir en seconde extension de Cornavin que les 8 à 9 trains par heure atteints en première phase : 8 à 9 alors qu’il faudrait pouvoir en accueillir 16 au strict minimum : en chaque sens 4 Intercités, 2 Interrégionaux, 2 Expressrégionaux et 8 Omnibus.
Pour résoudre ce problème, les adversaires de la boucle ont décidé d’établir une ligne nouvelle : Zimeysa – Meyrin – Aéroport – Nations – Cornavin – Lancy-Pont-rouge – Cherpines – Bernex.
Toutefois, le tronçon Aéroport – Nations – Cornavin de cette ligne nouvelle suffirait pour que la gare de Genève-Aéroport puisse accueillir les 16 nécessaires trains par heure circulants dans chaque sens.
Les 2 tronçons Zimeysa-Meyrin-Aéroport et Lancy-Pont-Rouge – Cherpines - Bernex peuvent être réalisés sans trop de hâte : le cœur du nœud ferroviaire serait déjà atteint par le tronçon Aéroport – Nations – Cornavin puisque la gare de Genève-Aéroport serait suffisamment desservie. C’est pourquoi les 2 tronçons Zimeysa-Meyrin-Aéroport et Lancy-Pont-Rouge – Cherpines - Bernex ne sont pas pris en compte financier dans le présent document.

Deux phases donc, qui coûteraient ensemble 4 à 5 milliards et dont les chantiers dureraient 2 décennies.
Tant que la « diamétrale » Cornavin - Nations - Aéroport ne serait pas réalisée, la gare de l’Aéroport ne pourrait recevoir plus de 8 à 9 trains par heure. Cela ne serait réalisable qu’en 2060 au plus tôt. Et coûterait 5 milliards.
2. La solution des tenants de la boucle de Genève-Aéroport

L’Assemblée fédérale a prononcé en 1980 un arrêté accordant un raccordement ferroviaire se composant d’une nouvelle ligne ferroviaire entre l'aéroport et la ligne Genève - La Plaine.
Les CFF ont alors fait en sorte que cette nouvelle ligne puisse ultérieurement être prolongée jusqu’à ce qu’elle se raccorde à la ligne de Genève – Lausanne à proximité de la halte de Genthod-Bellevue. Des terrains ont été réservés dans ce but.
Ce seront 11 chantiers répartis tout au long de la boucle de l’Aéroport qui procéderont à l’extension de capacité du noeud ferroviriare de Genève. Des ouvrages complémentaires sont prévus pour faciliter l’exploitation du noeud.
Aéroport - Genthod/Bellevue: 411 mio
Raccordement Vengeron: 133 mio
Raccdement Blandonnet: 190 mio
Ripage Voie Vernier: 22 mio
Saut-de-mouton Châtelaine: 52 mio
Sous total: 808 mio
Ouvrages complémentaires
Saut-de-mouton Sécheron: 74 mio
Modification voie 8 Cornavin: 15 mio
Modification bifurcation. Saint-Jean: 9 mio
Saut-de-mouton Jonction: 83 mio
Saut-de-mouton Furet: 48 mio
4ème voie Châtelaine: 31 mio
Sous-total : 260 mio
Au total: 1’068 mio
Tous les ouvrages peuvent être entrepris simultanément. La plupart d’entre eux sont situés sur du terrain propriété des CFF ou du domaine public. Des terrains sur le tracé sont réservés.
Le schéma qui suit représente un exemple d’exploitation ; d’autres sont possibles. Ce sont 34 rains par heure (17 dans chaque sens) qui relieront Genève àu reste de la Suisse. Ce seront 34 trains par heure (17 par sens) qui visiteront la gare de Cornavin, 24 (12 par sens) qui visiteront la gare de l’aéroport.

En conclusion
- La solution des adversaires de la boucle coûterait entre 4 et 5 milliards. Celle des tenants de la boucle ne coûtera qu’un milliard.
- Les chantiers de la solution des adversaires de la boucle dureraient à cause du phasage au moins 2 décennies. Les chantiers de la boucle ne dépasseront pas 5 années.